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Foire aux questions

Faut-il avoir reç une formation spécifique pour mener les entretiens informatifs et interprétatifs ?

Pour mener les entretiens informatifs et interprétatifs, le biologiste médical doit exercer en région Centre-Val de Loire, avoir signé la lettre d’engagement (lien vers la lettre) auprès de l’URPS Biologistes Centre-Val de Loire et avoir suivi les formations proposées par l’URPS. Pour celles et ceux qui n’ont pas pu suivre la formation, un coaching spécial est proposé par l’URPS.

Peut-on participer au projet sans faire partie de l’URPS Biologistes Centre-Val de Loire ?

L’expérimentation est circonscrite à la région Centre-Val de Loire. Tous les biologistes médicaux indépendants de la région peuvent demander à en faire partie.

Y a-t-il une rémunération prévue pour les biologistes menant les entretiens ?

La rémunération prévue est de 30 euros par entretien, sous réserve d’avoir signé la lettre d’engagement et de transmettre à l’URPS Biologistes de la grille d’entretien dûment remplie et anonymisée par le biologiste médical ayant conduit l’entretien. La rémunération des biologistes est prise en charge par l'Assurance Maladie.

Doit-on s’engager pour une période déterminée dans le projet ?

L’expérimentation doit durer deux ans mais la participation des volontaires est libre. Lorsque vous signez la lettre d'engagement, vous vous engagez à mener au moins 7 entretiens auprès de patients.

Comment y participer ?

Pour participer aux entretiens informatifs et interprétatifs sur la maladie rénale, il vous faut signer la lettre d’engagement proposée par l’URPS Biologistes et avoir suivi les formations proposées par l’URPS. Pour celles et ceux qui n’ont pas pu suivre la formation, un coaching spécial est proposé par l’URPS.

Comment préparer les entretiens ?

L’URPS met à disposition des biologistes médicaux volontaires plusieurs outils pour préparer les entretiens. Par ailleurs, une assistance personnalisée est disponible en appelant le 06 95 89 85 38 ou en formulant une demande par mail : contact@urpsbiolocentre.com

Y a-t-il un protocole à suivre pour déclencher et mener un entretien ?

L’URPS met à disposition des biologistes médicaux un protocole précis. Les entretiens ont lieu après screening des patients et repérage d’une altération biologique de la fonction rénale caractérisés par : DFG < 60 mL/mn ± rapport albuminurie/créatininurie > 300 mg/g ou 24h (valeurs confirmées sur deux examens réalisés à 3 mois d’intervalle) OU déclin rapide du DFG estimé > 5 mL/mn/an sur plus d’un an. Après recueil du consentement du patient. La marche à suivre est la suivante : 1. Extraction par requête informatique des patients répondant aux critères d'inclusion. 2. Analyse des données biologiques dont le graphe de l'historique des DFG, et les albuminuries ou ratios albuminurie/créatininurie 3. Analyse des données cliniques renseignées sur le SIL 4. Identification du prescripteur et appel si nécessaire pour compléter les données cliniques 5. En fonction de l'analyse des données biologiques et cliniques, interrogation du patient afin de s’assurer du suivi 6. Si besoin, contact du médecin référent (traitant ou néphrologue) pour s’assurer du suivi 7. Report des premières informations sur le questionnaire-patient à transmettre à l’URPS. 8. En fonction du groupe d’appartenance (1, 2 ou 3), proposition d’un entretien informatif et interprétatif au patient concerné et envoi d’une alerte à son médecin traitant.

Les entretiens informatifs : qui sont les patients cibles ?

Les patients cibles sont : Sujets de plus de 60 ans Patients atteints de diabète Patients atteints d’hypertension artérielle Personnes ayant des antécédents familiaux d’insuffisance rénale Patients atteints d’une pathologie cardiovasculaire Patients atteints d’une maladie auto-immune Patients polypathologiques Patients atteints d’uropathie obstructive Patients polymédicamentés Sujets obèses (IMC > 30 kg/m²) Ensuite, peuvent faire l’objet d’un entretien proposé par un biologiste médical, les patients répondant précisément aux critères d’inclusion suivants : Patients âgés de moins de 75 ans ET Patients résidant prioritairement en zone tendue (désert médical) ET Patient dont le DFG < 60 ml/mn et/ou rapport albuminurie/créatininurie > 300 mg/j selon des valeurs confirmées sur 2 examens réalisés à 3 mois d’intervalle OU dont on a découvert un déclin rapide du DFG estimé > 5ml/mn/an sur plus d’un an

Où et quand sont menés les entretiens ?

Les entretiens ont lieu au cours de la journée, sur les heures habituelles d’ouverture du laboratoire. Ils peuvent avoir lieu dans un local spécifique et adapté du laboratoire d’analyses biologiques, ou se dérouler par téléphone après que le biologiste se soit assuré de l’identité du patient.

Comment assure-t-on la coordination avec les autres professionnels impliqués dans le parcours du patient ?

Le compte-rendu de l’entretien du biologiste est obligatoirement communiqué au médecin traitant et/ou au néphrologue (avec l’accord du médecin prescripteur).

Comment évaluer l’efficacité des entretiens dans le dépistage de la maladie rénale chronique ?

C’est tout l’enjeu de cette expérimentation qui repose sur une évaluation rigoureuse placée sous la responsabilité de la DREES et de la CNAM. Un volet qualitatif recueille par enquête les ressentis des patients et des professionnels de santé sur ces entretiens, tandis que le volet quantitatif repose sur l’analyse et le suivi des d’indicateurs précis recueillis grâce aux grilles d’entretiens. L’évaluation permettra d’observer d’ici 30 mois si les entretiens ont contribué à l’amélioration du dépistage précoce de l’insuffisance rénale.

Quelle est l’origine de ce projet ?

Cette expérimentation se place dans la continuité de l’action « Maladie rénale : mieux dépister pour mieux soigner » portée depuis 2015 par les laboratoires de biologie médicale de la région (voir « Nos actions »). Dans le cadre des premières phases, le travail de sensibilisation des professionnels de santé et du public mené par l’URPS a permis de standardiser les techniques utilisées par les laboratoires et mis en place le graphe de l’historique du DFG qui est d’une aide décisive pour le médecin pour repérer un déclin anormal de la fonction rénale. Toutefois, constatant que le nombre d’admissions en dialyse en urgence est toujours trop élevé en région Centre-Val de Loire (52 % contre 31 %), l’URPS a réfléchi à une manière de mieux impliquer les patients.

En quoi, cette action est-elle innovante ?

Cette expérimentation est novatrice car elle permet au biologiste médical de se positionner officiellement en première ligne au sein de l’équipe soignante du patient et de souligner son rôle essentiel dans la prise en charge d’un patient à risque de maladie rénale, en appui des médecins généralistes. Il s’agit d’une organisation innovante permettant le remboursement d’une prestation d’entretien qui n’était jusqu’alors pas prise en charge par l’Assurance Maladie.

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