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Le principe

 En 2019, l’URPS Biologistes Centre-Val de Loire lance une expérimentation auprès des patients présentant un potentiel risque rénal.

De quoi s’agit-il ?

Le Comité Technique de l ’Innovation en Santé a rendu en septembre 2019 un avis positif à l’autorisation de l’expérimentation des entretiens informatifs et interprétatifs sur la maladie rénale chronique au titre des expérimentations prévues par l’article 51 de la LFSS.

L’ expérimentation d’entretiens informatifs et interprétatifs a pour but de renforcer l’information des patients sur cette maladie aussi silencieuse qu’insidieuse et ainsi :

  • Faciliter le dépistage plus précoce d’une maladie rénale chronique

  • Assurer un meilleur suivi des patients diagnostiqués

  • Contribuer à la coordination des parcours de patients malades rénaux

  •  Augmenter le temps médical disponible pour le patient grâce à l’appui des biologistes

  • Contribuer à la réduction de coûts évitables notamment sur les complications liées à une prise en charge

L’entretien

La maladie rénale chronique nécessitant un diagnostic biologique basé sur prélèvement sanguin, cette expérimentation positionne le biologiste médical en première ligne au sein de l’équipe soignante du patient et de souligner son rôle essentiel dans la prise en charge d’un patient à risque de maladie rénale.

L’ entretien d’une vingtaine de minutes est proposé par le biologiste médical, ayant formalisé son engagement avec l’URPS Biologistes, aux patients qui présentent des critères de risque rénal.

Cet entretien ne préjuge pas, en aucun cas, d’une découverte de la maladie et ne se substitue en rien au diagnostic du médecin, vers qui un retour d’information est prévu.

Durant cet échange avec le patient, le biologiste médical préalablement formé à la méthodologie de l’entretien, informe son patient sur les maladies rénales, confronte ses résultats d’examens de biologie à ses antécédents cliniques de façon à l’orienter le plus rapidement possible en cas de doute vers son médecin traitant ou son néphrologue.

Ces entretiens ont pour but de mieux assurer la prise en charge des patients non encore diagnostiqués dans des territoires médicalement sous-dotés en permettant aux biologistes médicaux d’apporter leur aide et leur expertise au médecin-traitant dans le diagnostic de la MRC.

Afin de permettre aux patients en difficulté d’accès aux soins et en zones tendues, les entretiens peuvent se dérouler par téléphone dans un cadre défini.